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Ce que vous faites aux plus petits, c'est à Moi que vous le faites – Matthieu 25

Vie des Saints
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Parmi les paroles les plus profondes et les plus bouleversantes de Jésus-Christ, celles rapportées dans l'Évangile selon saint Matthieu, au chapitre 25, versets 31 à 40, occupent une place essentielle dans la foi chrétienne. À travers l'annonce du Jugement dernier, Jésus nous révèle une vérité fondamentale : l'amour que nous portons à Dieu se manifeste concrètement dans l'amour que nous témoignons à nos frères et sœurs, particulièrement aux plus pauvres, aux plus faibles et aux plus oubliés.

« Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (Matthieu 25, 40)

Cette parole nous invite à porter un regard nouveau sur les personnes que nous rencontrons. Derrière le visage d'un pauvre, d'un malade, d'un prisonnier ou d'un étranger, Jésus nous appelle à reconnaître une dignité humaine qui mérite respect, attention et amour.

Mais que signifie réellement cet enseignement ? Pourquoi Jésus s'identifie-t-Il aux plus petits ? Comment pouvons-nous mettre cette parole en pratique dans notre vie quotidienne ?

Pour comprendre toute la richesse de ce passage biblique, découvrons son contexte, sa signification spirituelle et les enseignements que l'Église catholique nous invite à en tirer.

1. Le contexte de Matthieu 25, 31-40 : Jésus annonce le Jugement dernier

L'enseignement des « plus petits de mes frères » se situe à la fin du ministère public de Jésus, peu avant les événements de sa Passion.

Dans les chapitres 24 et 25 de l'Évangile selon saint Matthieu, Jésus parle de sa venue glorieuse, de la vigilance spirituelle et de la responsabilité de chaque être humain devant Dieu.

Il utilise plusieurs paraboles pour inviter ses disciples à se préparer à la rencontre définitive avec le Seigneur.

Parmi ces enseignements figurent la parabole des dix jeunes filles, celle des talents et enfin la grande scène du Jugement dernier.

Jésus déclare :

« Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. » (Matthieu 25, 31)

Le Christ se présente ici comme le juge de l'humanité.

Toutes les nations seront rassemblées devant Lui et chacun sera appelé à rendre compte de sa manière de vivre.

Cependant, le critère du jugement présenté dans ce passage est particulièrement révélateur.

Jésus ne commence pas par interroger les hommes sur leur richesse, leur influence ou leur réussite sociale.

Il évoque des gestes simples : nourrir celui qui a faim, donner à boire à celui qui a soif, accueillir l'étranger, vêtir celui qui est nu, visiter les malades et les prisonniers.

Ces gestes de miséricorde deviennent les signes visibles d'un amour authentique.

Le Christ nous enseigne ainsi que la foi véritable ne peut être séparée de la charité.

2. Pourquoi Jésus appelle-t-Il les pauvres « mes frères » ?

L'une des expressions les plus remarquables de ce passage est celle de « mes frères ».

Jésus ne parle pas simplement des pauvres comme de personnes qui méritent notre générosité.

Il établit un lien personnel et profond entre Lui-même et ceux qui sont dans le besoin.

En les appelant ses frères, Il nous révèle leur dignité particulière et nous invite à reconnaître en eux des personnes aimées de Dieu.

Dans la tradition chrétienne, cette parole a nourri une compréhension universelle de la charité.

Chaque être humain, quelles que soient son origine, sa condition sociale ou son histoire, possède une dignité qui ne dépend ni de sa fortune ni de sa réputation.

Il convient également de rappeler que l'expression « les plus petits de mes frères » fait l'objet de différentes interprétations bibliques.

Certains exégètes y voient plus précisément les disciples de Jésus, particulièrement lorsqu'ils sont vulnérables ou persécutés. La tradition spirituelle et morale de l'Église a aussi reconnu dans ce passage un appel fondamental à servir le Christ à travers les personnes pauvres et souffrantes.

Cette lecture s'accorde avec l'ensemble de l'enseignement évangélique sur l'amour du prochain.

Ainsi, lorsque nous aidons une personne fragile, nous ne faisons pas seulement preuve de bonté humaine.

Nous accomplissons un acte qui possède une véritable dimension spirituelle.

Servir les plus petits, c'est répondre à l'amour du Christ et reconnaître sa présence dans ceux qui souffrent.

3. « J'avais faim et vous m'avez donné à manger » : nourrir ceux qui manquent du nécessaire

La première œuvre de miséricorde évoquée par Jésus concerne la faim.

« Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger. » (Matthieu 25, 35)

La faim est l'une des souffrances humaines les plus fondamentales.

Elle rappelle notre fragilité et notre dépendance à l'égard des biens essentiels à la vie.

Dans le monde antique, comme aujourd'hui, de nombreuses personnes connaissaient la pauvreté, les mauvaises récoltes et l'insécurité alimentaire.

En demandant à ses disciples de nourrir ceux qui ont faim, Jésus leur rappelle que l'amour de Dieu doit se traduire par une attention concrète aux besoins matériels.

Il ne suffit pas de souhaiter du bien à une personne qui souffre.

Lorsque nous en avons la possibilité, nous sommes appelés à lui apporter une aide réelle.

Aujourd'hui, cette parole peut se traduire de nombreuses manières : offrir un repas à une personne sans domicile, soutenir une association caritative, participer à une collecte alimentaire ou aider discrètement une famille traversant des difficultés financières.

La charité chrétienne ne se mesure pas uniquement à l'importance du don.

Un geste modeste, accompli avec sincérité et amour, possède une grande valeur devant Dieu.

Jésus nous enseigne que la grandeur d'un acte ne dépend pas seulement de ce que nous donnons, mais aussi de l'amour avec lequel nous le faisons.

4. « J'avais soif et vous m'avez donné à boire » : la valeur des petits gestes

Après la faim, Jésus évoque la soif.

« J'avais soif, et vous m'avez donné à boire. » (Matthieu 25, 35)

Donner un verre d'eau semble être un geste presque insignifiant.

Pourtant, Jésus lui accorde une importance particulière.

Dans les régions chaudes de Palestine, offrir de l'eau à un voyageur était un acte essentiel d'hospitalité.

Ce geste simple pouvait apporter un véritable soulagement.

À travers cette image, Jésus nous rappelle que la charité ne demande pas nécessairement des actions extraordinaires.

Un verre d'eau, une parole réconfortante, quelques minutes d'écoute ou une aide spontanée peuvent devenir des expressions profondes de l'amour chrétien.

Nous avons parfois tendance à penser que servir Dieu exige de grandes réalisations.

Mais l'Évangile nous enseigne que les petites actions accomplies avec amour peuvent avoir une immense valeur spirituelle.

Cette vérité est particulièrement présente dans la spiritualité de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui a montré comment les gestes les plus ordinaires pouvaient devenir un chemin de sainteté lorsqu'ils étaient accomplis par amour.

Le disciple du Christ apprend ainsi à reconnaître les occasions de faire le bien dans les circonstances les plus simples de son existence.

5. « J'étais un étranger et vous m'avez accueilli » : l'hospitalité au cœur de l'Évangile

L'accueil de l'étranger occupe une place importante dans la tradition biblique.

Depuis l'Ancien Testament, le peuple de Dieu est invité à respecter et à protéger celui qui se trouve loin de sa terre et de ses proches.

Dans l'Évangile, Jésus reprend cette exigence :

« J'étais un étranger, et vous m'avez accueilli. » (Matthieu 25, 35)

L'étranger représente celui qui se trouve dans une situation de vulnérabilité, privé de ses repères habituels et parfois exposé à la solitude ou au rejet.

Accueillir ne signifie pas seulement ouvrir matériellement une porte.

C'est aussi reconnaître la dignité d'une personne, lui témoigner du respect et refuser de la réduire à son origine ou à sa situation.

Dans notre vie quotidienne, l'accueil peut prendre différentes formes.

Il peut s'agir de soutenir une personne nouvellement arrivée dans notre ville, d'aider un voisin isolé, de prendre le temps de connaître quelqu'un qui se sent exclu ou de participer à une œuvre d'entraide.

La charité chrétienne nous invite à dépasser l'indifférence.

Elle nous apprend à voir dans chaque personne un être humain aimé de Dieu.

L'hospitalité devient ainsi une manière concrète de témoigner de l'Évangile.

6. « J'étais nu et vous m'avez habillé » : protéger la dignité humaine

Jésus poursuit son enseignement en évoquant ceux qui manquent de vêtements.

« J'étais nu, et vous m'avez habillé. » (Matthieu 25, 36)

Dans les sociétés anciennes, le vêtement représentait non seulement une protection contre le froid et les intempéries, mais aussi un élément essentiel de la dignité sociale.

Être privé de vêtements pouvait être associé à une pauvreté extrême, à l'humiliation ou à l'exclusion.

En demandant de vêtir ceux qui sont nus, Jésus nous appelle à protéger la dignité des personnes les plus fragiles.

Aujourd'hui, cette œuvre de miséricorde peut prendre la forme de dons de vêtements, d'une aide aux familles démunies ou d'un soutien aux associations qui accompagnent les personnes sans abri.

Mais cet enseignement possède également une dimension plus large.

Respecter la dignité humaine signifie refuser d'humilier une personne en raison de sa pauvreté, de son apparence ou de ses difficultés.

La charité ne consiste pas seulement à donner quelque chose.

Elle demande de donner avec respect, délicatesse et discrétion.

Un don accompli avec mépris perd une grande partie de sa signification spirituelle.

Le chrétien est invité à aider son prochain sans jamais lui faire sentir qu'il lui est inférieur.

7. « J'étais malade et vous m'avez visité » : accompagner ceux qui souffrent

La maladie constitue l'une des expériences les plus éprouvantes de l'existence humaine.

Elle nous confronte à notre fragilité, à la souffrance physique et parfois à la peur de la mort.

Dans l'Évangile, Jésus manifeste une attention constante envers les malades.

Il les accueille, les écoute, les touche et les guérit.

Dans l'enseignement du Jugement dernier, Il déclare :

« J'étais malade, et vous m'avez visité. » (Matthieu 25, 36)

Il est remarquable que Jésus parle ici de la visite.

Il ne demande pas à chacun de réaliser un miracle ou de guérir les maladies.

Il souligne simplement l'importance de la présence humaine.

Une personne malade peut souffrir autant de l'isolement que de sa maladie elle-même.

Une visite, un appel téléphonique, une présence silencieuse ou une prière partagée peuvent apporter un immense réconfort.

Cet enseignement concerne particulièrement les personnes âgées, les malades hospitalisés et ceux qui vivent seuls.

Il nous rappelle que nous ne devons pas abandonner ceux dont la souffrance nous met mal à l'aise.

Parfois, nous ne savons pas quoi dire devant la maladie.

Mais la charité ne demande pas toujours de trouver les mots parfaits.

Elle consiste souvent à être présent, à écouter et à accompagner avec fidélité.

La compassion chrétienne commence lorsque nous acceptons de ne pas détourner le regard de la souffrance.

8. « J'étais en prison et vous êtes venus jusqu'à moi » : ne jamais abandonner ceux qui ont fauté

La dernière situation évoquée dans ce passage concerne les prisonniers.

« J'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi. » (Matthieu 25, 36)

Cette parole peut sembler particulièrement exigeante.

Pourquoi Jésus demande-t-Il de visiter ceux qui sont emprisonnés ?

Dans l'Antiquité, les conditions de détention pouvaient être extrêmement difficiles.

Les prisonniers dépendaient parfois de l'aide extérieure pour recevoir de la nourriture, des vêtements ou un soutien matériel.

Mais au-delà de cette réalité historique, Jésus nous transmet un enseignement essentiel sur la dignité humaine et la miséricorde.

Une personne qui a commis une faute demeure un être humain.

La justice doit être respectée, les victimes doivent être reconnues et les responsabilités doivent être assumées.

Cependant, la faute ne supprime pas la dignité de celui qui l'a commise.

Le christianisme enseigne que la conversion demeure possible et que personne ne doit être considéré comme définitivement perdu.

Visiter un prisonnier, soutenir une œuvre d'aumônerie pénitentiaire ou accompagner une personne qui cherche à reconstruire sa vie sont autant de manières de vivre cette parole du Christ.

La miséricorde n'efface pas les exigences de la justice.

Elle rappelle que la justice doit toujours laisser une place à la dignité humaine, au repentir et à l'espérance.

9. Le Jugement dernier : pourquoi Jésus nous jugera-t-Il sur l'amour ?

L'un des aspects les plus frappants de Matthieu 25 est la surprise des justes.

Ils demandent au Seigneur :

« Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu… ? » (Matthieu 25, 37)

Ils ne semblent pas avoir eu conscience de servir directement le Christ lorsqu'ils aidaient les personnes dans le besoin.

Leurs gestes étaient devenus l'expression naturelle de leur amour.

Jésus leur révèle alors qu'en servant les plus petits, ils L'ont servi Lui-même.

Cette scène nous enseigne que notre relation avec Dieu ne peut être séparée de notre comportement envers les autres.

Il serait contradictoire de prétendre aimer le Christ tout en demeurant volontairement indifférent à la souffrance de son prochain.

Saint Jean exprime cette vérité avec force dans sa première lettre :

« Celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas. » (1 Jean 4, 20)

La foi chrétienne repose sur la grâce de Dieu, accueillie dans la foi et appelée à porter des fruits dans la charité.

Les œuvres de miséricorde ne sont donc pas de simples obligations sociales.

Elles manifestent concrètement l'amour qui transforme le cœur du croyant.

Le Jugement dernier nous rappelle la gravité de nos choix, mais aussi la beauté des occasions quotidiennes de servir Dieu.

Chaque rencontre peut devenir un lieu où notre amour est appelé à grandir.

10. Les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles dans l'Église catholique

L'enseignement de Matthieu 25 a profondément marqué la tradition de l'Église.

Il constitue l'un des fondements bibliques des œuvres de miséricorde corporelles.

L'Église catholique distingue traditionnellement sept œuvres de miséricorde corporelles et sept œuvres de miséricorde spirituelles.

Les œuvres corporelles consistent à répondre aux besoins matériels et physiques des personnes.

Elles comprennent le fait de nourrir ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les personnes sans abri, visiter les malades, visiter les prisonniers et ensevelir les morts.

Les œuvres spirituelles concernent les besoins de l'âme et l'accompagnement moral.

Elles invitent notamment à conseiller ceux qui doutent, instruire ceux qui ignorent, avertir les pécheurs avec charité, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes difficiles et prier pour les vivants et les morts.

Ces œuvres ne sont pas réservées aux prêtres, aux religieux ou aux personnes engagées dans des associations.

Elles concernent tous les baptisés.

Chaque chrétien peut les pratiquer selon ses possibilités, son état de vie et les circonstances.

Une mère qui console son enfant, un voisin qui aide une personne âgée, un bénévole qui distribue des repas ou un fidèle qui prie pour une personne isolée participent, chacun à leur manière, à cette mission de charité.

La sainteté se construit aussi dans la fidélité aux petits gestes d'amour.

11. L'exemple des saints qui ont reconnu Jésus dans les plus pauvres

Au cours des siècles, de nombreux saints ont consacré leur vie à mettre en pratique l'enseignement de Matthieu 25.

Saint Vincent de Paul demeure l'une des grandes figures de la charité chrétienne.

Au XVIIe siècle, il s'est particulièrement engagé au service des pauvres, des malades et des enfants abandonnés.

Il a contribué à organiser des œuvres de secours et encouragé les chrétiens à considérer le service des pauvres comme une véritable rencontre avec le Christ.

Sainte Louise de Marillac, qui a collaboré avec lui, a également consacré sa vie aux personnes les plus vulnérables.

Ensemble, ils ont participé à la fondation des Filles de la Charité, une communauté tournée vers le service concret des pauvres.

Plus près de nous, sainte Teresa de Calcutta a marqué le monde par son engagement auprès des personnes abandonnées, malades et mourantes.

À travers son œuvre, elle a rappelé que la dignité humaine ne disparaît jamais, même dans la misère la plus extrême.

Ces saints nous montrent que la charité chrétienne n'est pas une idée abstraite.

Elle demande de se rapprocher de ceux qui souffrent, de leur consacrer du temps et de reconnaître leur valeur.

Mais leur exemple ne doit pas nous décourager.

Nous ne sommes pas tous appelés à accomplir des œuvres aussi importantes.

Nous sommes cependant tous invités à aimer avec sincérité, là où Dieu nous a placés.

12. Comment appliquer Matthieu 25, 31-40 dans notre vie quotidienne ?

Il est parfois difficile de savoir comment traduire les paroles de Jésus dans une existence marquée par le travail, les responsabilités familiales et les préoccupations matérielles.

Pourtant, les occasions de pratiquer la charité sont nombreuses.

Dans notre famille, nous pouvons apprendre à écouter davantage, à pardonner plus facilement et à prendre soin des personnes fragiles.

Dans notre quartier, nous pouvons être attentifs aux personnes âgées, isolées ou confrontées à des difficultés.

Dans notre vie professionnelle, nous pouvons agir avec justice, honnêteté et respect envers nos collègues.

Dans notre paroisse, nous pouvons participer à des initiatives de solidarité, soutenir les personnes dans le besoin ou consacrer du temps à une mission bénévole.

La prière possède également une place essentielle.

Prier pour les malades, les prisonniers, les pauvres et les personnes abandonnées est une véritable œuvre de miséricorde spirituelle.

Cependant, lorsque nous avons la possibilité d'apporter une aide concrète, la prière ne doit pas devenir un prétexte pour rester inactifs.

L'amour chrétien cherche à unir la prière et l'action.

Il ne s'agit pas de résoudre seul toutes les souffrances du monde.

Il s'agit de ne pas fermer volontairement notre cœur devant les besoins que nous rencontrons.

Nous ne pouvons pas aider tout le monde, mais nous pouvons toujours chercher à faire le bien autour de nous.

13. Reconnaître Jésus dans les plus petits : un chemin d'humilité

L'enseignement de Matthieu 25 nous invite également à transformer notre regard.

Nous avons naturellement tendance à admirer les personnes puissantes, célèbres ou influentes.

Mais Jésus nous demande de porter une attention particulière à ceux que la société remarque le moins.

Les pauvres, les malades, les personnes âgées, les prisonniers et les exclus deviennent, dans cet enseignement, les figures à travers lesquelles notre amour est mis à l'épreuve.

Cette perspective bouleverse les critères habituels de la grandeur humaine.

Devant Dieu, une personne discrète qui prend soin d'un malade avec fidélité peut manifester une charité admirable.

Un homme qui partage humblement son repas peut accomplir un acte d'une grande valeur spirituelle.

Une femme qui consacre du temps à une personne isolée peut témoigner de l'amour du Christ sans jamais attirer l'attention.

L'humilité chrétienne consiste notamment à reconnaître que nous ne sommes pas supérieurs à ceux que nous aidons.

Nous sommes tous fragiles et dépendants de la grâce divine.

Celui qui donne aujourd'hui peut avoir besoin de recevoir demain.

La charité authentique ne crée pas une relation de supériorité, mais une rencontre fraternelle.

Elle nous apprend à regarder les autres avec les yeux du Christ.

14. Questions fréquentes sur l'enseignement de Jésus en Matthieu 25, 31-40

Que signifie « Ce que vous faites aux plus petits, c'est à moi que vous le faites » ?

Cette parole signifie que les gestes de charité accomplis envers les personnes vulnérables possèdent une profonde dimension spirituelle. Jésus s'identifie aux plus petits et nous enseigne que servir notre prochain est une manière de répondre à son amour.

Qui sont les « plus petits de mes frères » dans l'Évangile ?

L'expression peut désigner, selon les interprétations bibliques, les disciples de Jésus confrontés à la faiblesse ou à la persécution. Dans la tradition morale et spirituelle catholique, ce passage nourrit également l'appel à reconnaître et à servir le Christ dans les pauvres et les personnes souffrantes.

Pourquoi Jésus parle-t-Il du Jugement dernier ?

Jésus rappelle que nos choix possèdent une portée éternelle. Le Jugement dernier révèle la vérité de notre vie devant Dieu et souligne l'importance de la foi vécue dans l'amour et la charité.

Quelles sont les six actions citées par Jésus dans Matthieu 25, 35-36 ?

Jésus évoque le fait de donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, accueillir l'étranger, vêtir ceux qui sont nus, visiter les malades et visiter les prisonniers.

Est-ce que faire de bonnes actions suffit pour être sauvé ?

Dans la foi catholique, le salut est un don de la grâce de Dieu, accueilli dans la foi et vécu dans l'amour. Les bonnes œuvres ne remplacent pas la grâce divine, mais elles constituent des fruits essentiels d'une foi vivante.

Comment pratiquer la charité chrétienne sans avoir beaucoup d'argent ?

La charité ne dépend pas uniquement des moyens financiers. Donner de son temps, écouter une personne isolée, visiter un malade, pardonner une offense ou aider un voisin sont des gestes accessibles à de nombreuses personnes.

Pourquoi cet enseignement est-il important pour les chrétiens aujourd'hui ?

Il rappelle que la foi ne peut se limiter à des paroles ou à des pratiques religieuses. Elle doit transformer notre manière de vivre et nous rendre attentifs aux personnes les plus fragiles.

15. Prière pour reconnaître Jésus dans les plus petits de nos frères

Seigneur Jésus,

Toi qui as accueilli les pauvres, consolé les affligés et tendu la main aux personnes rejetées, apprends-moi à regarder le monde avec Ton cœur.

Ouvre mes yeux sur les souffrances que je ne vois pas et sur les appels que je n'entends pas.

Pardonne-moi lorsque je passe trop rapidement devant celui qui a besoin d'aide.

Pardonne-moi lorsque mes préoccupations personnelles m'empêchent de reconnaître la détresse de mon prochain.

Seigneur, donne-moi un cœur généreux, capable de partager sans calculer et d'aimer sans attendre de récompense.

Lorsque je rencontre une personne affamée, inspire-moi le désir de la nourrir.

Lorsque je vois quelqu'un souffrir de solitude, donne-moi le courage de lui offrir ma présence.

Lorsque je rencontre un malade, apprends-moi la patience et la compassion.

Lorsque je suis tenté de juger ou de condamner, rappelle-moi que chaque être humain demeure aimé de Toi.

Aide-moi à reconnaître Ta présence dans les plus petits, les plus pauvres et les plus oubliés.

Que mes paroles apportent la paix, que mes mains deviennent des instruments de charité et que mes gestes témoignent de Ton amour.

Seigneur Jésus, ne permets pas que ma foi demeure seulement dans mes pensées ou dans mes prières.

Fais qu'elle se traduise chaque jour par des actes de bonté, de justice et de miséricorde.

Et lorsque viendra le jour où je paraîtrai devant Toi, puissé-je avoir appris à T'aimer en aimant mes frères.

Seigneur, apprends-moi à Te reconnaître et à Te servir dans chacun de ceux que Tu places sur mon chemin.

Amen.

Conclusion : aimer les plus petits, c'est accueillir le Christ dans notre vie

L'enseignement de Jésus en Matthieu 25, 31-40 constitue l'un des appels les plus puissants de l'Évangile.

À travers la scène du Jugement dernier, le Christ nous rappelle que notre foi doit se manifester dans l'amour concret de notre prochain.

Nourrir celui qui a faim, accueillir l'étranger, vêtir celui qui manque du nécessaire, visiter les malades et les prisonniers : ces gestes simples deviennent des expressions profondes de notre relation avec Dieu.

Jésus ne nous demande pas nécessairement d'accomplir des actions extraordinaires.

Il nous invite à vivre les gestes ordinaires avec un amour extraordinaire.

Chaque jour nous offre des occasions de servir, de consoler, de partager et de pardonner.

Il suffit parfois d'un regard attentif, d'une parole bienveillante ou d'un peu de temps donné pour apporter de la lumière dans la vie d'une personne.

Le véritable disciple du Christ ne cherche pas seulement à reconnaître Jésus dans la prière ou dans les églises.

Il apprend aussi à Le reconnaître dans les visages de ceux qui souffrent.

Car, comme nous le rappelle le Seigneur :

« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. » (Matthieu 25, 40)

Cette parole est bien plus qu'un enseignement moral. Elle est une invitation à transformer notre existence en un témoignage vivant de l'amour de Dieu.

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